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 Averbode - Messelbroeck - Scherpenheuvel - Testelt - Zichem

Averbode (3270) - carte

 

Arnoul II de Looz, mort en 1139, fut comte de Looz de 1126 à 1139.  Il était fils d'Arnoul Ier, comte de Looz, et d'Agnès de Mayence.

Il succède à son père en 1126. En 1129, Gislebert, conte de Duras, cherchait à s'emparer des biens de l'abbaye de Saint-Trond. Une guerre s'engagea alors entre les partisans de l'abbé Radulphe, parmi lesquels Théoger, évêque de Metz, Alexandre, évêque de Liège, Waléran II, duc de Limbourg et Arnoul II, comte de Looz, aux alliés de Gislebert, Godefroid le Barbu, comte de Louvain et Thierry d'Alsace, comte de Flandre. La bataille décisive eut lieu le 7 août 1129 à Wilderen, où les alliés de Gislebert furent vaincus, mais le paix ne revint qu'en 1131.

Par la suite, il fut l'arbitre et le réconciliateur de plusieurs conflits locaux. Il fonda en 1135 l'abbaye d'Averbode, qu'il confia à l'Ordre des Prémontrés et obtint du pape Innocent II, qu'elle soit placée directement sous l'autorité du Saint-Siège. La même année, il hérite à la mort de son frère du comté de Reineck.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

miséricorde : Console sculptée, sous le siège mobile d’une stalle d’église, sur laquelle on peut s’appuyer pendant les offices tout en ayant l’air d’être debout.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Confessionnal
de Sainte Marie d'Egypte


Confessionnal
de Sainte Madeleine

 

 

ABBAYE DES PREMONTRES D'AVERBODE (lien officiel) - PHOTOS
     Abdijstraat 1- 3270 Averbode (Scherpenheuvel-Zichem) - Tél : 0

L'abbaye est construite sur la crête d'une colline marque la séparation entre la Campine et le Hageland, à la frontière de trois province d'Anvers, de Limbourg et du Brabant Flamand. La porte d'entrée se situe sur le Limbourg ainsi que l'église abbatiale, alors que les appartement du prélat sont sur le sol brabançon. Le point où les trois provinces se touchent se situe non loin du mur d'enceinte de l'abbaye, du côté de Veerle.
Les chanoines font partie de l'ordre des Prémontrés, dont le désir est d'annoncer l'Evangile et de s'engager pour le bonheur des hommes.  Ce désir s'enracine dans la vie de leur fondateur, saint Norbert.
Les moines d'Averbode jouent un rôle culturel de premier plan et sont, par leurs publications, à la pointe de l'action militante catholique.

Histoire
Entre 1574 et 1591, durant les guerres de religion, l'abbaye eut fort à souffrir.  Le complexe bâtiments que nous connaissons aujourd'hui date des 17e et 18e s.
  En 1135, Arnold II, comte de Looz, fit cadeau à des religieux d'un territoire de chasse.  C’est lui en effet qui pria les prémontrés de l’abbaye anversoise Saint-Michel de venir s’établir sur ses terres, à proximité d’une chapelle dédiée à Saint Jean-Baptiste. Le comte mettait à la disposition de la jeune communauté monastique un domaine situé entre Veerle et Ensbergen, comprenant essentiellement des bois et des près.  Quatre ans plus tard, ils construisirent une abbaye norbertine, laquelle fut très vite déclarée indépendante de l'abbaye St-Michel, d'Anvers.
Les responsables de la jeune abbaye se montrèrent très soucieux d’étendre le domaine.  Dans les environs de ce monastères, et surtout sur les territoires de Zichem et de Testelt se développèrent des communautés.
D’autre part, l’époque était particulièrement propice à cette extension : la noblesse de province était encore aisée et pouvait donc faire preuve de générosité. Dans les premières décennies de son existence, l’abbaye d’Averbode acquit de nombreuses propriétés, que ce soit par don, échange ou achat. Les ressources qu’elle en tirait permettaient d’entretenir ses occupants et de financer la construction de nouveaux édifices à Averbode et dans les paroisses qui étaient sous sa juridiction. Elles lui permettaient en outre de pratiquer le mécénat envers les artistes des villes environnantes et de soutenir financièrement les œuvres de bienfaisance.
C’est donc entre le 12e s et le 14e s. que se constitua l’aire du rayonnement, à la fois pastoral et économique, de l’abbaye d’Averbode.
Les abbés qui se succédèrent furent d’excellents gestionnaires et des planificateurs avisés. C’est à eux que l’abbaye doit d’avoir connu dès la fin du 13e s. une période de prospérité qui allait englober tout le 14e s. L’abbaye réalisa alors une œuvre de pionnier. On peut affirmer sans aucune exagération que les fermes abbatiales furent des exploitations modèles, tant en ce qui concerne l’agriculture que l’élevage et il est difficile d’estimer le rôle joué par Averbode dans le défrichement de la Campine et le développement d’une culture rurale dans cette région.

Des temps agités
Le 15e s. fut beaucoup moins propice à l’abbaye d’Averbode. Ce fut un temps de troubles politiques. En outre, l’abbaye dut supporter les conséquences de sa révolte et de celle de la population contre le prince évêque Jean de Bavière. Aidé par Jean sans Peur, ce dernier infligea une cruelle défaite aux cités mosanes.
L’abbaye et ses exploitations agricoles du pays de Looz furent pillées. L’abbé et quelques moines furent emprisonnés et ne furent libérés qu’après le paiement d’une rançon.
L’abbaye se vit ainsi dans l’obligation de vendre une partie importante de ses propriétés immobilières. Mais la situation se rétablit grâce à la gestion énergique de plusieurs prélats. Malheureusement, à la fin du 15e s., Maximilien d’Autriche déclara la guerre aux villes brabançonnes et Averbode dut supporter les conséquences de ce conflit : en 1488-89, plusieurs de ses biens furent détruits et, comble de malheur, l’église abbatiale fut incendiée en 1499. Elle fut toutefois reconstruite dans la première moitié du 16e s.
Mais Averbode n’était pas encore au bout de son calvaire.
En 1574 et 1591, durant les guerres de religion, l'abbaye eut fort à souffrir.   En août 1578, elle fut pillée par une horde de soldats, qui obligèrent les moines à quitter les lieux. Ces derniers se retirèrent dans leur refuge de Diest. Cet exil allait se prolonger jusqu’en 1604.

Des temps plus favorables
En 1604, les moines purent rentrer à Averbode, l’abbaye ayant été reconstruite. Malgré les opérations militaires qui se déroulèrent dans les environs, la période s’étendant de 1604 à 1797 peut être considérée comme une période de paix, de bien-être et de prospérité. Sous la direction d’abbés compétents, l’abbaye put se développer à nouveau. On y édifia d’importants bâtiments, dont l’actuelle église baroque, construite entre 1664 et 1672.
C’est alors que la Révolution française déferla, telle une tornade, sur le monde.

Déclins et renouveau.
Le printemps de l’année 1797 fut une période parmi les plus sombres dans la vie de l’abbaye, le 13 février, les prémontrés furent priés de quitter leur monastère, une partie des bâtiments fut à nouveau saccagée tandis que les autres allaient bientôt tomber en ruines par manque d’entretien.
Mais l’opiniâtreté vient à bout de toutes les difficultés. Après une interruption de 40 ans, une douzaine de chanoines âgés ramena l’abbaye à la vie en 1834. L’arrivée de jeunes pleins de talents confirma le renouveau d’Averbode. De nouvelle fondation virent le jour au Brésil (1896) et au Danemark (1903). Dans notre pays se développa l’apostolat par la presse :de nombreuses édition populaires pénétrèrent dans des milliers de foyers. A Brasschaat fut fondé le collège Saint-Michel (1931), suivi par un établissement à Schoten (1959). En 1957, Averbode reprit le prieuré de Bois-Seigneur-Issac. Fidèles à une tradition séculaire, quelques dizaines de prémontrés se consacrent aujourd’hui encore à la pastorale paroissiale, en tant que curés ou vicaires, généralement dans des paroisses proches de l’abbaye.
Au cours de ce siècle, une nouvelle catastrophe toucha l’abbaye : le 29 décembre 1942, un incendie détruisit une grand partie des bâtiments, un certain nombre d’œuvre d’art et le contenu de la bibliothèque.
Mais l’abbaye fut une nouvelle fois reconstruite, plus spacieuse et plus moderne qu’auparavant.

Le complexe de bâtiments que nous connaissons aujourd'hui date des 17e et 18e s.
Après l'incendie de décembre 1942, tout (à l'exception de l'église Baroque de 1664) dut être reconstruit.
La cour intérieure et l'église de l'abbaye peuvent être visitées librement.
Dans le jardin, on découvre la tombe du plus célèbre des écrivains populaires flamands : Ernest Claes (1884-1966).

Description

Portail d'Entrée
On pénètre dans l’abbaye par un remarquable porche, belle réalisation du style gothique du Démer, construit au 14e s. en grés brun ferrugineux de Diest. Ce porche donne accès à une vaste cour intérieure.  La légende dit que la porte du bâtiment pivoterait sur trois provinces, mais en  réalité, elle ne tourne que sur le sol de la province de Limbourg.  C'est un édifice qui s'ouvre sur la cour intérieur, bordée des appartement du prélat, construits en 1712 et 1744, en style Louis XIV.
Les ancrages dans les murs forment le millésime 1651, année au cours de laquelle le bâtiment subit une restauration.

Appartement du prélat
A gauche se dresse un beau bâtiment qui servit jadis d’habitation au personnel et porte depuis 1732 le nom d’aumônerie.
Son rez-de-chaussée sert actuellement de cure, l’église abbatiale faisant également fonction d’église paroissiale.
Le premier étage accueille les hôtes de l’abbaye.
  Construits en 1712 et 1744, en style Louis XIV.

Librairie
A droite, on peut voir la librairie de l’abbaye ‘De Drie Provienciën’, aménagée dans les anciennes écuries réservées aux visiteurs. La façade fut rénovée en 1734. A cette occasion, on relia le bâtiment à l’église par une belle galerie à arcades.

Historique de l'Eglise abbatiale
Au 17e s., l'église catholique réagit contre le protestantisme par la Contr-Réforme.  Dans l'architecture religieuse, le style baroque est le reflet de cette réaction.  Les spacieuse église baroques richement décorées devaient émouvoir les fidèles.
A cette époque, l'abbé Servaes Vaes fait construire une nouvelle église, pour remplacer l'église romano-gothique.  Elle fut construite entre 1664-1672, d’après les plans de l’architecte anversois Jean II van den Eyden. Celui-ci opta pour un style baroque mêlé de gothique, qui donne à l’ensemble une allure élancée et élégante.
La première pierre est posée le 31 juillet 1664.  Les travaux évoluent bien lorsqu'en janvier 1668, un des quatre piliers soutenant la voûte centrale s'effondre.  Deux autres piliers suivent et il ne reste qu'à faire tomber le quatrième et recommencer la construction.  Les travaux reprennent avec des matériaux plus solides.
Fin 1670, le bâtiment est sous toit.  La communauté peut pour la première fois célébrer la liturgie dans la nouvelle église le 11 juillet 1672, fête de la Saint Norbert.  L'église est consacrée par l'évêque auxiliaire de Liège, le 19 juin 1681.
 

Eglise abbatiale - Extérieur
L’église abbatiale domine la cour du milieu.
la façade de l'église retient l'attention sur sa façade en pierre blanche prend appui, pour la rythmer, un système de pilastres en pierre bleue.  Les ordres se donnent avec une souplesse inhabituelle, formant un fronton en cloche.
Le fronton surmonte les armoiries de l'abbé constructeur Servatius Vaes, sous lesquelles un cadran solaire marque l'an 1670, année de finition de la toiture.
On remarque ensuite la
statue de Notre-Dame, entourée du soleil, de la lune et d'étoiles, rappelant ainsi le passage du livre de l'Apocalypse : "une femme vêtue de soleil, la lune sous ses pieds et, sur la tête, une couronne de douze étoile".
Un niveau plus bas, à gauche
Saint Jean-Baptiste, et à droite Saint Norbert.  Ils entoure une grande fenêtre qui permet à la lumière de pénétrer à l'intérieur de l'église.
Notre-Dame et saint Jean-Baptiste sont les patrons de l'église, de la communauté conventuelle et paroissiale.
Les statues et les sculptures de la façade son l'oeuvre de Jan Keustermans.
Au dessus de la porte d'entrée, l'inscription 1672 indique l'année où l'église fut restaurée de 1969 à 1978.
La façade donne une verticalité qui tend vers le ciel divin, les proportions élancées  de l'église la rattachent encore au courant gothique.
La façade est de style Baroque, reconnaissable grâce à courbes et contre-courbes,  les frontons continus et discontinus, les décorations de guirlande de fleures ainsi que la niche avec coquillage.  Le fronton est triangulaire ce qui atteste son caractère italien
 

Clocher
La tour, du plus pur baroque en fut érigée vers 1700. Selon la tradition des prémontrés, elle se dresse à côté du chœur. 
La tour du clocher s'élance vers le ciel.
Elle porte l'année 1700 et les armoiries de l'abbé Steven vander Steghen.
La croix de la tour est surmontée de l'
Agneau de Dieu portant la bannière, symbolisant le Christ Ressuscité.  Cet agneau figure également dans les armoiries de l'abbaye et renvoie au patron de la communauté, Jean-Baptiste, qui a dit de Jésus "Voici l'agneau de Dieu".
La tour à été restaurée en 1983.
Elle nous rappelle le campanile italien caractéristique du Baroque italien avec ses pilastres et colonnes cannelées.
La tour est en grès blanc.

Eglise abbatiale - Intérieur
L’intérieur, surprenant d’espace, est ainsi dire un véritable musée. Le choeur de l'église est plus allongé que dans la plupart des églises.
L'église présente une synthèse particulière du gothique et du baroque.  La voûte élevée est typiquement gothique, mais s'harmonise parfaitement avec les riches décorations baroques.  Caractéristique de l'art baroque, l'absence de vitraux de couleurs, laisse passer la lumière pénétrer en abondance.
Le bâtiment est constitué de pierre ferreuse, plâtrées à l'intérieur.
Les sculptures intérieurs et des colonnes ont été réalisés par Jan vander Steen, Jan vanden Eynde et Antoon Stijnen.  Les représentations au-dessus des chapiteaux figurent l'eucharistie, la passion du Christ, la vie de Saint Norbert, Jean-Baptiste, Laurent et Catherine d'Alexandrie.  L'ensemble est décoré de festons de fleurs et de fruits, ainsi que de corbeilles de fruit, têtes d'anges, de rosaces, de chapiteaux corinthiens et de frises.  Le tout est conçu dans un style grandiose adapté à l'ensemble du bâtiment.

Plan : l'église abbatiale présente un plan caractéristique  : une croix latine renversée, autrement dit une construction centrale reliée à une construction longitudinale.

Maître-autel : Le premier autel, datant de 1655, se trouve actuellement dans l'église des Pères de la Sainte-Croix à Diest.  Cet autel portait un tableau représentant 'La Fondation de l'Ordre de Prémontré' de Gaspar de Craeyer, qui se trouve actuellement dans la salle capitulaire de l'abbaye.
L’imposant maître-autel, réalisé par Denis Georges  Bayar d’après des dessins de Feuillan Houssar (1753-1757), est flanqué de deux grands tableaux de P.J. Verhaghen.
Le maître-autel en marbre polychrome de style Louis XV, repose sur six colonnes.
Il représente l'Assomption de la Vierge au centre, en dessous, trois apôtres se trouvent près de son tombeau vide, Marie monte au ciel sur un nuage blanc, entourée de quelques anges.  Au sommet, sous une couronne de style rococo, trône la sainte Trinité : le Père portant le globe terrestre et un sceptre, le Fils portant la Croix et le Saint Esprit sous la forme d'une colombe, y attendent la Vierge.
De chaque côté donnant leur commentaire, à droite le roi Salomon : "Quelle est celle qui monte?" et à gauche, Jean l'Evangéliste : "Une femme vêtue de soleil".
Les deux portes dorées mènent à la crypte sous le maître-autel,où sont ensevelis les Abbés défunts.

Stalles : Les stalles uniques de 1671-1673, chef-d’œuvre de l’anversois Octave Henry sont en style baroque tardif, occupent la plus grande partie du choeur.  Elle furent livrées en 1673 par l'atelier.
Elle se caractérisent par la tension entre la surface plane et relief, par un jeu d'ombre et de lumière et par une préférence pour les formes rondes.  Les niches abritent les saints et les bienheureux de l'Ordre de Prémontré, flanqués d'anges portant les instruments de la passion du Christ.
Les miséricordes, consoles des 72 sièges, sont décorées de têtes d'angelots aux expressions très diverses.  Les colonnes en torsade sont richement pourvues d'animaux, de plantes  et de représentations mythologiques.  Ces figures, comme les lions veillant sur les stalles, ne sont pas seulement décoratives mais également une valeur symboliques.
Sur la corniche, les flammes dorées représentent la prières de la communauté montant vers Dieu.
La richesse et la somptuosité des sculptures de ces stalles témoignent de la qualité et de la créativité des artistes.  La splendeur décorative fait de ces stalles une création remarquable du mobilier d'église anversois du 17e s.

Autels latéraux : les autels placés à l'entrée du choeur sont des vestiges d'un ancien jubé de 1668
Deux des autels latéraux sont également de dimensions monumentales. Ils datent de 1699-1701. Réalisés par Pierre Scheemaeckers, ils sont décorés de tableaux de J. E. Quellin le jeune.
A droite, l'autel de Saint Jean-Baptiste, autel-portique soutenu par quatre colonnes torsadées.  Au sommet, le Précurseur du Christ, au pied d'un palmier, est entouré d'un agneau et deux anges.  Sous cette scène est représentée la rencontre entre Elisabeth, mère de Jean, et Marie, entourées de Zacharia et de Joseph.  Les anges portant un plateau et une épée évoquent la décollation de Jean.
Le tableau, représente la nativité de Jean-Baptiste.
En 1780, la table d'autel de style Louis XV fut placée à cet endroit.  Auparavant, elle faisait partie du maître-autel.
Le médaillon de cet autel représente le Christ et les disciples d'Emmaüs.

Confessionnaux : Ils ont été réalisé en 1779 par l'anversois Cornelis De Smet en style classique avec décoration de style Louis XVI.
La solide corniche repose sur des colonnes corinthiennes.
Sur les panneaux latéraux figurent des instruments de pénitence et ceux de la Passion.  Au sommet des confessionnaux se trouvent les statues de Sainte Marie d'Egypte et de Sainte Marie Madeleine.

Orgues
-  En 2001, l'orgue Léon Verschueren fut placé dans l'église.  Cet orgue de transept, réalisé par le facteur d'orgues Verschueren à Heythusen, aux Pays-Bas est de style baroque mosan-rhénan.  L'instrument possède 25 registres, répartis sur deux claviers et pédalier.
-  A remarquer aussi les orgues de Hippolyte  Loret (19e s.).

Les lustres : Les lustres sont de cuivre et de cristal, dessinés par Elmar Hillebrand.  Ils symbolisent notre union à la liturgie de la Jérusalem céleste.

Quartier de l'abbé
De l’autre côté de la cour intérieure, en face de la cure, se trouve le ravissant quartier de l’abbé, en style Louis XIV. Il fut construit, tout comme les bâtiments conventuels, dans la période de 1713-1732. L’alternance du grès blanc et de la pierre rougeâtre donne aux façades un aspect particulièrement pittoresque. Une promenade sous les vieux tilleuls le long du mur d’enceinte (1735) vous permet de découvrir, à gauche derrière la grille, le centre de formation Thagaste, jadis logement du personnel (1735), puis au siècle dernier, boulangerie et forge. Un peu plus loin se trouve la menuiserie (1735), avec ses arcades en pierre blanche.

Buanderie
En bas à droite, on voit la belle buanderie (1623), encore en activité à l’heure actuelle.

Extérieur
Les bâtiments abbatiaux, le quartier des hôtes et le centre de retraite se trouvent au nord de l’église, derrière l’habitation de l’abbé.
Nous mentionnerons la splendide sacristie, décorée de peintures signées entre autre par Gaspar de Crayer et G. Coques.
Parmi les trésors artistiques que possède l’abbaye, nous signalerons une éblouissante collection de broderies à caractère liturgique de Lierre (16e s.), un calice Renaissance de l’anversois Renier van Jaersvelt, une croix reliquaire du 14e s., de magnifiques ostensoirs et des crosses, dont l’exemplaire en style gothique tardif de Heylisem (vers 1518) mérite une mention spéciale.